The Truffe Diaries

interphones, logistique et bicyclette

24 juillet 2007

débat de société

Ami lecteur, tu n’es pas sans savoir que quand les filles se rencontrent, elles causent de trucs de filles. Et dans les trucs de filles figurent paradoxalement les mecs.  En fait, les soirées pétasse servent parfois essentiellement a rhabiller pour l’hiver quelques mâles bien choisis, et si vous pensiez messieurs que parce que les filles font les niaises devant vous lorsque vous faites vos achats ensemble dans le but sournois de vous faire croire à leur fragilité et leur faiblesse de façon a vous faire porter les sacs, les filles sont incapables de se raconter les saloperies les plus dégueulasses, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au trou de balle.

En effet, on fait difficilement pire qu’une nana avec le brushing qui se casse la gueule, le blush de travers, la cuiller pleine de glace haagen dasz dans une main et le verre de cocktail dans l’autre, le bord duquel verre lui a d’ailleurs bien étalé le gloss cerise conseillé par 20ans Magazine sur la figure, tout ça parce que Jeanine, qui reçoit, a lu dans Cosmopolitain qu’il fallait mettre du sucre sur le rebord des verres. Maintenant toutes les filles présentes ont la bouche encroûtée au Beghin Say, mais passé la cinquième Piña Colada t’en as plus rien à foutre, surtout que Jeanine a pas mis des doses de pédé question rhum. Et donc Jean-Pierre si tu croyais que par loyauté Mathilde n’allait pas raconter à ses copines que tu es un éjaculateur précoce, ce qui l’oblige à entretenir une relation coupable avec le pommeau de la douche, détrompe-toi. D’ailleurs de ton côté tu ne t’es pas privé pour faire savoir à tous tes copains a toi qu’elle ne suce pas très bien, alors bon.

Bref. C’était pour planter le décor pour ceux d’entre toi qui sont munis d’un pénis et n’ont jamais vraiment participé a une soirée pétasse (tu peux ne pas te sentir concerné, Charlotte), ça t’aidera à comprendre mieux certaines choses et notamment pourquoi la question qui revient systématiquement dès l’instant où je me trouve en présence d’une personne féminine ou approchant de nationalité non japonaise, et non résidente de ce pays, est la suivante :

Les mecs japonais, comparés aux mecs français, ils sont comment?

 
Oui bon je sais bien que le sexe c’est pas le sujet qui t’intéresse le plus, mais on ne peut pas non plus parler QUE de photocopies tout le temps, je te trouve un peu pervers, ami lecteur.

Adoncques.

En général cette question m’oblige tout d’abord à une embarrassante confession, bon on se connaît un peu, je m’en fous je le dis : je n’ai jamais entretenu de relation avec le moindre Francais me rendant apte à une comparaison de cette nature. Oui, ou dit différemment, je baise pas francophone, si tu veux. De ma vie. JAMAIS. Donc pour les Francais je sais pas trop. Par contre, PAR CONTRE, le Japonais, je connais. Mine de rien ca commence, hein.
Bon pour bien expliquer quelle est la différence, tu nous vois déjà bien partis, vu que je connais que 50% de l’équation, et encore. Alors plutôt que de confesser mon ignorance, car j’ai quand même ma fierté bordel de merde, je crois que je vais simplement te raconter une soirée romantique japonaise, et brièvement ses conséquences etalées sur les jours suivants.

Imagine-toi un samedi soir d’été, il est prévu d’aller à la fête d’anniversaire d’un ami, qui le fête sous les ponts d’un parc comme un clodo. Tu t’es donc enroulé dans ton plus beau Tshirt taché et dans ton jean qui craint le moins, et tu te sens sexy jusqu’au bout des ongles, que tu as sales d’ailleurs parce que tu as rempoté Salope avant de venir (elle va mieux d’ailleurs, elle a l’air d’aimer la nouvelle terre, c’est gentil de prendre des nouvelles).

19h10 : rv annoncé. J’arrive avec 15mn de retard et une fièvre de choual, je trouve que je me suis plutôt bien démerdée. J’attends donc au lieu de rendez-vous choisi avec soin pour sa vue imprenable sur la route à circulation en double file en face. Les effluves de graillon qui émanent du fast food pas loin ajoutent à la poésie de la scène, et pour allier le mélodieux au capiteux, une paire de Shibuya Pétasses qui se trouvent un peu loin de leur habitat naturel, car nous sommes a Ikebukuro Est, sont en train de se raconteur leur vie dans le dialecte qui est propre a cet échantillon spécifique de la population nippone – à savoir deux octaves plus haut que n’importe quelle femme normalement constituée, et avec un volume sonore à peu près équivalent au décollage d’une fusée ariane. On regrettait par ailleurs que leur puissant parfum ne parvienne hélas pas à masquer les relents de friture. En tous cas leurs piaillements te font immédiatement dégainer l’Ipod, et de désespoir, tu t’endors contre ton pilier avec Marilyn Manson a fond dans les oreilles, ce qui montre que, quand même, tu tiens pas la méga forme.

19h40 : Tu es réveillé par une main qui te fourrage dans les cheveux, et merde, ton brushing. Car oui Yasu vient d’arriver, et il faut savoir que Yasu appartient a la catégorie des hommes “kakkoi”. Kakkoi, au japon, ce n’est pas seulement un style; c’est une philosophie de vie. L’homme kakkoi a certes la mèche ébouriffée comme il faut, la chemise élégante mettant en valeur un torse élancé, la taille haute et la démarche nonchalante, mais ce n’est pas QUE ça. Non, être kakkoi ami lecteur, c’est avoir fait le choix des winners. Ca veut dire que tout te sourit, que les filles tombent devant toi comme mouches soumises à une attaque de gaz insecticide, que tu es un fils modèle, que tu as de bonnes notes à l’école, que tu as effectué minimum un an d’études aux US ou en Angleterre (l’Australie ça va aussi mais moins), et que tu es promis à un brillant avenir, de préférence dans une compagnie de finance internationale. Tu l’auras compris, la kakkoi attitude, si tu l’as tu l’as, et lui là il l’a (toutoudou toutoudou). Une traduction en francais du terme kakkoi (littéralement “de bon goût”) donnerait un Mec Cool, mais c’est réducteur[1]. Le Mec Cool, donc, ne t’embrasse pas dans la rue, il ne t’enlace pas non plus, c’est vulgaire. Le compromis s’avère être une espèce de flattage entre les oreilles qui n’est pas sans rappeler la récompense que les entraîneurs pour chien recommandent souvent de prodiguer a un cocker réceptif au principe du Pas Pipi sur le Paillasson.
Bon, t’en as vu d’autres, t’as bien remarqué que globalement au Japon les couples dans la rue ressemblent plus à un cortège funéraire qu’à une paire de joyeux lurons venant de baiser comme des lapins de garenne dans le love hotel le plus proche, tu relèves pas. Il est peut-être timide.
La conversation qui suit a lieu dans le train qui vous amène au parc Yoyogi :
LUI : ce soir le Japon joue contre l’Australie.
MOI : ils jouent à quoi?
LUI : à la coupe d’Asie.
MOI : La coupe d’Asie de quoi, de belotte?
LUI : Mais de foot, t’es pas au courant?
MOI : Non.
LUI : D’ailleurs regarde, on peut voir le match sur mon téléphone portable.
MOI : Donc tu vas regarder le match de ce soir pendant la fete d’anniversaire à Mi-kun?
LUI : Mais LE JAPON JOUE, je peux pas faire autrement!
(le Japon joue, il peut pas faire autrement. En tant que citoyen japonais, son devoir moral est de soutenir le Japon, d’ailleurs s’il ne regarde pas le match et qu’ils perdent, ce sera DE SA FAUTE. S’ils perdent alors qu’il regarde, ce sera de sa faute aussi. C’est sans doute qu’il n’a pas voulu qu’ils gagnent assez fort.) 

Nous arrivons ensuite au parc Yoyogi, dans lequel nous attend la joyeuse troupe de Mi-kun, une bande d’alcooliques effrénés composée essentiellement de gros tatoués tellement inoffensifs qu’ils se laisseraient braquer par une petite grand-mère armée d’ un sac à main en tapisserie. Il faut savoir que quand je dis gros, c’est le tatouage qui est gros. Le bonhomme lui question dimensions il se rapproche plus d’un poulet fraîchement plumé que de Schwarzie dans sa période Connard le Barbant. Ceux qui pour une raison étrange n’étaient pas tatoués s’étaient tous mis des trucs bizarres dans les oreilles, notamment l’ami Kai qui avait carrément pillé le garage de son grand-père cordonnier pour trouver des oeillères en métal. Tu l’auras compris, comme ça se trouvait, tout le groupe de l’autre jour avec les musiciens enculeurs de guitare avait ramené des copains. 

21h : debut des festivités. On démarre avec une espèce d’immonde schnaps de pêche à 50 degres qui n’est pas sans me rappeler simultanément le produit avec lequel on nettoie les pinceaux pleins de peinture à l’huile et mes pires moments de débauche en Allemagne.

21h10 : tout le monde est bourré.

21h15 : L’Australie marque. Yasu, qui se tenait en retrait dans un coin, pousse un hurlement comparable en douleur et en angoisse au cri de l’enfant qui se coince le zigouigoui dans le clapet de la cuvette des chiottes lors d’une première tentative de pipi en solo. 
Le dialogue suivant a lieu alors qu’en arrière-plan Mi-kun décide qu’est venu le moment idéal de tenter la culbute qu’il n’a jamais réussie pendant ses cours de gym du collégien, tout ça avec 5 grammes dans chaque bras.
YASU : Je comprends même pas pourquoi ils participent à la coupe d’Asie!
Ils ont même pas l’air asiatique ces cons, regarde!
MOI : Ben et alors? Moi non plus je suis pas asiatique et je vis au Japon je te signale.
LUI : Ouais mais toi tu joues pas au foot!
MOI : T’es un gros raciste Yasu.
LUI : Merci.
(c’est à peu près à ce moment que Mi-kun effectue une sorte de roulé-boulé-pané qui le laisse momentanément sans vie sur l’asphalte, événement qui coupe court au débat) 

22h : Tout le monde est bourré. J’apprends que Kai est un peu designer sur les bords et que IL SAIT COUDRE DES ROBES. Evidemment toi qu’as un penis, un mec qui sait coudre des robes ca te fait pas bander. Mais quand, comme moi, ca fait deux ans que tu te fais envoyer des soutiens-gorges de France par ta maman parce que ta taille n’existe pas au Japon, ou alors uniquement pour les infortunées atteintes d’obésité morbide, je te garantis que la perspective d’enfin arrêter de te rouler dans un rideau pour aller aux soirées mondaines te fait mouiller ta culotte.

22h15 : Tu réussis à extorquer à un Kai trop bourré pour s’en rendre compte la promesse qu’il te fera une robe. Bon, tu jettes un coup d’oeil à sa mise, les oeillères de métal dans les oreilles, les cheveux oxygénés, la chemise hawaïenne, le pantalon moulant qui laisse dépasser avec élégance une large mesure de caleçon vert fluo, et tu te dis qu’il va quand même falloir l’encadrer sérieusement si tu ne veux pas regretter ton rideau. Mais bon ça fait un moment que tu traînes avec Techno Boy, il en faut plus pour t’effrayer maintenant.

22h20 : Le Japon marque. Tu le sais car le même hurlement que précédemment retentit, mais avec une nuance plus joyeuse. Immédiatement après, Yasu arrive alors que tu es en train de promettre à Kai un dîner dans un bon restaurant français afin de le convaincre de te faire cette putain de robe. Kai a l’air tout à fait convaincu. C’est là que Yasu dans sa joie délirante en oublie un peu sa retenue de Mec Cool et te pelotte. La surprise et la bouteille de vin que tu tiens à la main sont deux facteurs handicapants qui t’empêchent de réagir.

22h20:05 : Kai te prend la bouteille de vin des mains et s’éloigne à grand pas à la poursuite d’une paire de sémillantes demoiselles qui passaient par là. Je ne sais pas si c’est le caleçon vert fluo ou le pinard, mais son charme n’a pas l’air de laisser les deux semillantes demoiselles de marbre, et ni lui ni la bouteille de vin ne réapparaîtront pendant les deux heures qui suivent.

22h30 : Tout le monde est bourré. Kouta, le batteur du groupe, est revenu avec un djembé qu’il te colle entre les… qu’il te colle. C’est là que tu te rends compte que ça a l’air d’un instrument de con le djembé, mais que finalement, tous ces jeunes désoeuvrés à qui il faudrait une bonne guerre et qui en attendant que ça arrive traînent avec leurs dreads dégueulasses et leurs espèces de parka pour l’été tissées main avec un motif afro mais en moche, ces jeunes dégénérés donc, ils ont un gros avantage sur toi : ils savent taper sur le djembé avec LES DEUX MAINS A LA FOIS. Cette révélation te consterne, et Kouta récupère rapidement l’instrument pour épargner les nerfs de tout le monde et ce qui te reste de fierté.

22h40 : LE JAPON A GAGNE, essentiellement grâce aux conditions climatiques de l’été vietnamien, extrêmement lourd et humide, et difficilement supportables pour l’équipe australienne. Qu’importe. La terre d’Asie a protégé ses vrais représentants. Yasu est euphorique. Il décide de fêter l’événement en rentrant chez lui.

22h42 : Tout le monde est bourré. J’explique à Yasu que décidément faut quand même pas pousser mémé dans les orties, et que pompon sur la Garonne, tout est fini entre nous, même si y avait pas grand-chose de commencé.

 22h43 : Yasu m’explique qu’il donne son maximum pour moi. Ca me fait rigoler, alors il démontre son point de vue ; tiens par exemple, ce soir il est venu pour moi, pour me voir, ALORS QUE LE JAPON JOUAIT. La conversation qui suit prend alors place, avec pour arrière-plan Ami, la bonne copine de Yasu, qui victime de l’effet pernicieux du schnaps tente de vomir ses tripes dans le bassin au-dessus de ces connes de carpes japonaises obèses qui se massent la bouche grande ouverte, confiantes en la bienveillance des promeneurs qui d’habitude leur donnent de bonnes choses a manger au lieu de leur vomir sur la tête. Ca donnait à peu près ça :

truites_bouche_ouverte

YASU (l’incompréhension du mâle face à la difficulté de la psychologie féminine) : mais on s’amuse bien ensemble non ?
MOI : Quand on se voit. Deux fois par mois. Ce qui est une honorable moyenne était donné qu’on est voisins et que tu es en dernière année de fac
[2].
LUI : Mais on se parle sur MSN!
MOI : Donc si je comprends bien se raconter des blagues de cul deux fois par semaine sur MSN correspond à l'idée que tu te fais de la satisfaction féminine.
AMI : Beuuuurgl
MOI : Ami ça va?
AMI : Roirk
MOI : Attend t’as pas l’air bien là, viens on t’emmène aux chiottes
AMI : chpeux pas marcheeeer….
MOI : Monte sur mon dos!
(chargement pénible d’Ami sur mes reins moyennement musclés) Yasu casse-toi casse-toi elle va me vomir dessus! (Yasu s’écarte, s’ensuit une course effrénée jusqu’aux toilettes. Je descends Ami dans une stalle et la laisse à quatre pattes, émerveillée devant la propreté toute relative de ce qui est pourtant un siège de chiottes de parc public. C’est à ce moment-la que Yasu arrive avec une bouteille de thé pour sa copine. La conversation suivant a donc lieu avec en arrière-plan le spectacle enchanteur des toilettes publiques du parc Yoyogi, et en bande sonore les remontées gazeuses d’Ami qui se force consciencieusement à vomir tout ce qu’elle a ingurgité la semaine passée).
MOI : Non mais j’en ai marre, pis c’est tout.
LUI : On en reparle lundi?
MOI : quoi lundi? Et pourquoi lundi, qu’est ce qui va changer lundi?
AMI : J’y arrive paaaaas
MOI : Allez courage, c’est bien comme ca Ami, continue, colle-toi deux doigts dans la gorge si ca remonte pas!
YASU : Non mais pas ici devant tout le monde
MOI : Mais elle est dans ses chiottes qu’est-ce que tu racontes
YASU : non NOUS on va pas parler de ça ici devant tout le monde!
MOI :  Mais personne ne nous entend, d’ailleurs tout le monde est bourré!
AMI : Ca sort vraiment pas!
YASU : Tu veux du thé?
MOI : LES DOIGTS AMI LES DOIGTS BON DIEU! Pourquoi lundi? 

23h00 : Yasu et moi cherchons à nous occuper en attendant Ami. Nous nous rendons rapidement compte qu’a part s’engueuler, solution déjà largement exploitée, et un scrabble, qu’aucun de nous deux n’a pensé à apporter, il n’y a qu’une seule autre solution.

23h15 : Ami, dans un triomphant borborygme final qui n’est pas sans rappeler les plus grands moments d’un opéra de Wagner, signifie a la planète entière son bonheur d’avoir enfin désencombré son corps des substances nocives ingurgitées auparavant, surtout l’alcool à brûler. Il s’agit maintenant de prendre l’air innocent quand elle sortira de là. Tu te rends rapidement compte que c’était complètement pas la peine, rien qu’a voir son regard glauque, il paraît évident que la vue du prince Charles en train de se taper une statue équestre de la garde républicaine n’aurait probablement même pas allumé une lueur de surprise concupiscente dans son oeil atone.

23h30 : tu finis par jeter Ami et Yasu dans un taxi et par te jeter à leur suite afin d’effectuer un regroupement autour d’un seau chez toi, et de passer une agréable soirée gerbe/doliprane. Par la lunette arrière tu aperçois Kai qui te fait des gestes de bras confus qui peuvent signifier, au choix “je t’appelle” ou “ta mère en string devant le prisu”.

00:15 : Ami est au lit (TON lit) avec un seau disposé dans le périmètre de sécurité réglementaire, il te paraît donc raisonnable d’espérer qu’elle n’aura pas vomi partout quand tu seras sorti de la douche, et tu t’offres donc un décrassage bien mérité. La même idée étant venue à Yasu au même moment, une recontre fortuite s'ensuit. Mais avant que tu commences à t'imaginer la scène, je te dis tout de suite que ma salle de bains est de dimensions japonaises avec un miroir sale, du savon pour pieds secs, un seau en plastique et des culottes-parachutes qui sèchent au-dessus de la baignoire.

01h15 : La fièvre de choual du début se fait a nouveau pernicieusement sentir, et tu t’évanouis sur ton plumard dans les secondes qui suivent ta sortie de la salle de bains.

11h le lendemain matin : Réveil pénible, tu te sens fraîche comme une tartine de rillettes bordeau chesnel oubliée trois jours sous la véranda en août. Ami n’a pas gerbé, ce qui est une bonne nouvelle. Par contre tu aurais aimé ne pas être accueilli lors de ton retour au monde des vivants par la vision de son entrejambe, généreusement exposé par une minijupe troussée et une culotte bizarrement conçue dont le tissu semble recouvrir tous les endroits que la pudeur recommande de cacher à l’aide de ce type de vêtement, sauf CET ENDROIT LA précisément, que le sens commun désignerait pourtant comme la top priorite. Tu détournes le regard, ce qui te fait embrasser la pièce et découvrir du même coup que Yasu a profité de la nuit pour se barrer. Y paraît qu’il t’a réveillée pour t’en avertir mais avec tes cinq grammes dans chaque bras et ta poignée de degrés en trop dans le mercure, t’as du mal à t’en rappeler. 

20h30, le lundi suivant : fin des explications amorcées sans aucune classe main dans le slip derrière les chiottes du parc Yoyogi. Yasu est quand même drôlement surpris que malgré sa kakkoi attitude, la discussion soit menée a son terme. Lui il devait croire que tu disais ça pour rigoler. 

En conclusion donc Mesdames et demoiselles, en réponse a la question “quelle est la principale différence entre un Japonais et un Francais” : absolument rien.

 


 

[1] Dans certaines circonstances, la traduction Minet à la Mèche s’avère plus proche du sens d’origine

 

[2] Au Japon, la derniere annee de fac correspond a ce qui est connu sous l’appellation “annee sabbatique” en
France. Les profs sont emerveilles quand d’aventure un etudiant se fourvoie dans une salle de cours alors qu’un cours y a lieu, et d’une maniere generale les etudiants, qui ont trouve un travail pour l’annee suivante et voient donc leur avenir assure, s’adonnent avec passion a la seule activite qui leur semble digne d’interet a ce moment de leur vie : boire.

Posté par MeryllB à 13:59 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

he beh que d'aventure ... au moins tu t'ennuies
pas hein!!

(T'es sur que la culotte mal positionne c pas yasu qui hum..ok jme casse :D )

Posté par asahi, 24 juillet 2007 à 19:35

Là, je viens de vraiment bien me marrer! Mais où vas-tu chercher tout ça! La fraicheur rillettes bordeaux chesnel abandonnée 3 jours sous une véranda en août, je retiens et je visualise très bien.
Quant aux soirées pétasses, faudra qu'on en reparle. J'étais cet après-midi avec une bonne amie et nos discussions étaient très très classieuses, comme on dit : "j'adore quand mon mec se tortille comme une pucelle lorsque je lui mets un doigt dans le cul" me disait-elle, élégamment, la suite, au prochain épisode!

Posté par Mogador, 24 juillet 2007 à 21:21

Asahi : c'est tout à faut possible. D'ailleurs le tournage intégral d'un film suédois aurait pu se dérouler dans mon salon sans que je me réveille, avec ce que je tenais.
Mog : je vois qu'on a dû avoir les mêmes réveils, si tu visualises bien l'image de la tartine bordeau chesnel. Quant aux discussions des soirées pétasses, y a guère que les mecs pour s'imaginer qu'elles sont passées en débats houleux concernant la meilleure marque de shampooing pour cheveux gras.

Posté par MeryllB, 24 juillet 2007 à 22:49

j'espère que tu ne crois pas t'en tirer comme ça, juste en nous ayant fait rire à nous faire remonter les tripes dans les narines hein... Alors s'il te plaît madame, la robe, tu vas aller la recommander dare-dare à un Kai assez sobre pour s'en souvenir, because nous on veut voir les photos !
PS : je ne sais plus quel crétin a dit "riez, vous aurez moins de chance d'avoir le cancer" mais en tout cas, mon prochain paquet de clope, j'vais m'le fumer hyper sereinement !

Posté par schizozote, 26 juillet 2007 à 07:25

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