The Truffe Diaries

interphones, logistique et bicyclette

08 septembre 2007

lapine duracell (de chouval)*

Cher ami lecteur,
 

A la demande insistante de mes fans…

De mon fan…

Enfin, de Charlotte qu’est venue juste pour le buffet, c’est presque pareil, ET BOUFFE PAS TOUS LES CANAPES AU SAUMON s’il te plait….
 

Je reposte.

Voilà.

Sache que je t’avais commencé une merveilleuse note qui parlait de culture, d’articles de journaux intellectuels, et avant que la salle se vide complètement, du patron à Techno Boy qu’est un yakuza et qui le bat à coups de cendriers en verre quand il faut une connerie au boulot. Ah je vois que tous ceux qui se dirigeaient vers la sortie sont revenus à la mention des mots « yakuza » et « battre », laissez-moi des canapés au saumon s’il vous plait.

Bon donc je t’avais commencé une belle note comme ça, et ça faut maintenant un mois que je te la garde au chaud dans « mes documents » au bureau, astucieusement planquée dans le fichier « manuel de documentation à l’import » où je suis sûre que même le mec un peu bizarre des IT qui aime bien investir à distance le PC des demoiselles sans leur demander afin de leur secouer le curseur sous le nez alors qu’elles luttent pour reprendre le contrôle de la souris, doit y avoir un truc un peu exhibo là-dessous du genre ah tu le vois bien mon gros curseur sssssalope, même ce mec-là donc je suis sûre qu’il ira pas regarder dedans.

Et comme figure-toi que maintenant au boulot je travaille POUR DE VRAI, j’ai pu trop-trop le temps de t’écrire la fin. Je te signale au passage que maintenant ça déconne plus, j’ai rendu la Malaisie et Singapour (mais je garde le Luxembourg par nostalgie, crois-moi crois-moi pas maintenant j’en vois passer TOUS LES JOURS des chargements, et c’est même pas des nains de jardin) et que maintenant en plus je fais LA FRANCE. Donc essentiellement du pinard.

J’ai diplomatiquement repris la communication origine France –destination Japon après que ma collègue japonaise jusqu’alors en charge d’emailer aux envoyeurs pour leur expliquer que c’était des boulets et qu’ils avaient rien compris se soit permis un « ils sont cons ces français, ils peuvent pas bosser correctement ». Tu penses bien que mon sang n’a fait qu’un tour, car en bonne française, en plus de bâcler le travail, je suis bien entendu de mauvaise foi. Quoi, qu’ouï-je ? Qu’ouissai-je ? Qu’oyai-je ? Voire qu’oyje ? (barre la mention inutile, ça te fera des devoirs de vacances, pour une fois que maman avait oublié le cahier de français et que tu pouvais profiter de La Bourboule tranquillement). On se gaussait de la qualité internationalement reconnue du travail français, laquelle avait enfanté une administration que le monde entier nous envie, enfin surtout les spécialistes de la torture d’Al Qaida qu’on envoie régulièrement en stage chez les guichetiers des P et T et de la sécu ? Tu penses bien que j’aillais pas laisser passer ça ami lecteur. Du coup j’ai repris tout ça en main, et maintenant j’insulte l’origine aussi, mais en français, comme ça on reste entre soi. Et gracieusement en plus je te ferai remarquer. Et je vais même te dire, pour l’instant j’ai pas encore sorti un seule « enculeurs de mamans », je trouve que je m’en tire avec une certaine classe.

Donc voilà, je fais circuler à tour de bras des containers réfrigérés pleins de pinard, donc j’ai pas trop trop le temps de te raconter ma life, en même temps je sais bien que de toutes façons la majorité d’entre toi s’en fout et ne vient que pour les canapés au saumon.

Ah si, hier un jeune homme complètement bourré et qui crois-le crois-le pas s’appelle Yasu, j’envisage de commencer une collection, est venu s’échouer sur le bord de mon bureau et, dans une élocution qui rendait toute tentative de communication hasardeuse, donc je te dis ça mais en fait peut-être qu’il me faisait remarquer qu’il venait de croiser Sigourney Weaver à poil dans le couloir avec un collier de nouilles, il m’a proposé de joindre son groupe car il avait besoin d’un batteur vu que le précédent « était trop bon », j’en déduis qu’il s’est barré parce que les autres ne l’étaient pas assez. J’en ai également déduit qu’il était soit vraiment désespéré, car sortie du lapin duracell que j’imite à merveille je touche pas un rond question tambour, soit complètement bourré, hypothèse aussi très envisageable car il avait une paire d’oreilles de lapin rose en velours sur la tête. Comme des gens ivres gisaient un peu partout, j’avoue que j’ai pas prêté une attention extrême au propos et que j’ai surtout dit « d’accord, mais donne-moi de l’avance pour répéter », une réponse qui a l’avantage de pouvoir s’adapter aux deux remarque, qu’il s’agisse de Sigourney Weaver ou de groupe de rock.

Je crois qu’il fait du métal.

Je vais m’entraîner A MORT, et lors de la première répétition, lorsqu’il voudra jouer du Korn, je lui ferai l’exercice du lapin duracell que j’aurai bossé à fond toute la semaine.

 

Il sera content, content.


canap_s_au_saumon

(ça c'est pour être sûre que tu reviennes la prochaine fois)**


* tu peux te foutre de ma gueule, moi j'en suis drôlement fière de ce jeu de mot. Avec on peut faire pine de choual et selle de choual, et pine de choual, c'est drôle. Ben si je te le dis.

** Si t'as cru une seconde que c'est moi qu'a fait les canapés, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusque là où le soleil jamais ne luit mon gros. Ca vient de là :

http://questcequonmange.blogspot.com/2006/11/joli-buffet-ensoleill-et-carte-postale.html

Posté par MeryllB à 05:00 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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