29 octobre 2007
Nanowraimant dans la mewde
Bon ami lecteur
Je t’ai pas envoyé de
cookies fourrés aux oeufs de morue pour ton anniversaire parce qu’on a eu un
petit coup de jus ces dernières semaines, pendant lesquelles le container de
pinard a plu sur nous comme giboulée en mars, ce qui s’est immédiatement
traduit par un sucroît de conneries de la part du bureau expéditeur en France
qui a encore repoussé les limites pourtant fort reculées du nombre de boulettes
qu’ils se montrent capables d’accumuler en l’espace restreint de 24 heures de
montre, dont 4 de travail effectif si tu ôtes la pause de midi, la pause café
du matin, du milieu de matin, de l’après-midi et du goûter. Quand je parle de
boulettes c’est pas par hasard d’ailleurs parce qu’arrive a ce stade je suis
convaincue que les spliffs doivent tourner dans le bureau comme les DVDs
pirates de Clara Morgan sous le manteau des geeks prépubères dans une cour de
collège a Montluçon.
(Je sais pas ce que j’ai
avec les geeks prépubères et Clara Morgan en ce moment.)
Mais bon le coup de flip
est passé, le pinard manager a pété sa gueulante au téléphone, et j’ai
copieusement insulte divers personnes complètement innocentes dont le sempai,
qui s’en fout, il est amoureux en ce moment alors on peut lui faire n’importe
quoi, il se contente de sourire l’air benêt.
Bon voila. Là il est 17h, j’ai encore quelques heures a tirer avant de pouvoir
commencer a m’attaquer à la douce tache de maintenance des données qui me fait
rester le soir tard et maudire tous mes collègues incapables de tenir leur
bouzin proprement, d’ici-là donc, je vais passer un peu de temps en ta
compagnie ami lecteur.
Et je te dis que j’ai pas
eu le temps pour les cookies à la morue alors si t’es venu que pour le buffet
tu peux repartir tout de suite.
Très bien, y a pu
personne.
Bon avant de continuer je
vais donc m’assurer le bref auditoire de quelques requêteurs google égarés :
cocktails à moins de 200
calories, la comtesse se fait mettre, Cecilia Sarkozy, zoophilie avec des
phacochères, l’amour en brouette, comment réaliser un abat-jour en carton avec
des sacs plastiques Géant, ma belle-mère est une salope, faut-il mettre un glaçage
au sucre sur les verres de piña colada?, Brad Pitt et Angelina Jolie divorcent[1], Est-ce que je peux mettre des suppositoires pour
mulet à mon lapin nain pour soigner son ostéoporose?, Sim est-il mort?,
signification dame de pique avec vénus en cinquième maison dans ton cul,
bricoler le dimanche, fosse septique mode d’emploi, Geneviève de Fontenay, bite
dure pour femme mure : la revanche 25 ans après, Décorer mes chiottes pour
Halloween. Bon je crois qu’on a fait le tour, bienvenu jeune requêteur glouglou
égaré, t’as vu je t’ai mis Clara Morgan deux fois juste avant pour te faire
plaisir, allez on reprends.
Donc le mois prochain, c’est quoi que c’est?
Novembre, ca fait plaisir de voir que même les admirateurs de Clara Morgan et Geneviève de Fontenay arrivent encore a réfléchir d’une main. Ami admirateur de Geneviève de Fontenay, je te serais par ailleurs reconnaissante de ranger ça, tu fais peur.
Bon OK si vraiment tu peux pas te retenir, termine vite fait qu'on puisse passer aux choses sérieuses. Et comme je suis sympa je t'aide regarde :

Bon ayé t'as fini ?
Bon alors : le mois prochain c'est novembre, et quoi qu'y a en novembre?
Ok d'accord c'est vrai, en novembre y a
l’anniversaire de l’armistice de Rethondes, mais on s’en fout, ça tombe dimanche
cette année et en plus au Japon c’est pas férié.
Par contre en novembre,
ce qui revient avec la régularité de la belle-mère au repas de Noël, oui
Charlotte me suggère « comme la mycose vaginale chez la pensionnaire à vertu négociable » dans l’oreillette,
ça aussi si tu veux, ce qui retombe cette année carré comme les lunettes de Laurence Bocollini donc,
c’est le NaNoWriMo.
Comme tous les ans. Et comme tous les ans je vais rempiler.
Alors je te préviens tout
de suite ami lecteur, ca va chouiner serré.
Ya quatre ans, y avait Vince. Mais il est mort. Y a deux ans, y avait le Plume. Mais il est occupé a donner des cours d’histoire des techniques du kama-sutra a des étudiantes d’échange américaines à gros seins, donc il a pas pu se libérer non plus. L’an dernier, je suis plus très sûre de qui y avait. Kochan je crois.
Bon ben cette année, y
reste donc que toi.
Ami requêteur gloulou,
lapin nain, phacochère, Geneviève de Fontenay, je te le demande avec toute la solennité dont je suis capable, c'est à dire que j'ai même écrasé ma clope pour te supplier proprement : AIDE-MOI.
La place de direkeur
artissique est vacante.
Le but est de ou bien :
-souffrir avec moi en t’inscrivant
aussi, si tu fais ça y aura des cookies a la morue tant que tu veux et ta photo
au-dessus de l’interphone pour toujours et toujours et toujours
-faire le direkeur artissique.
Ca consiste a diriger artissiquement.
Et si tu trouves que je
fais pas d’efforts et que j’ai qu’à me sortir les doigts, je te signale que :
-Y a cinq ans j’ai
raconté une histoire d’extra terrestre et de bonne soeur du 18eme siècle qui
exploraient le futur. J’habitais en Allemagne et je me bourrais la gueule à la
bière tous les soirs devant mon ordinateur pour trouver l’inspiration, et j’ai
gagné.
-Y a trois ans j’ai
raconté une histoire de vampires qui sucent. Là bizarrement l’inspiration est
venue sans bière ; mais j’ai quand même perdu.
-Y a deux ans j’ai raconté
l’histoire d’un type enfermé chez lui dont la seule ouverture sur le monde
était Google, et les requêtes à base de Clara Morgan donc. Pour le coup j’ai
tourné au Bailey’s, et j’ai gagné.
-Y a un an j’ai repris
les vampires qui sucent, ça s’appelait “les vampires sucent toujours”, je me
suis imbibée au saké, et j’ai perdu.
Tu comprendras mon
désarroi, si même avec les vampires qui sucent ET l’alcool ça marche plus
maintenant…. Cette année je suis un peu à cours d’inspiration avant même que d'avoir commencé. J’ai bien pensé
à raconter les aventures d’un container de pinard qui s’appellerait Julot et
qui se ferait détourner sur Bangkok pour transporter une pleine cargaison de
vidéos de lapins nains qui font des trucs avec des mulets, mais je suis pas
sûre que ça passionne les foules, à part peut-être la scène de la carotte.
Pense à tous les enfants à qui leur mère pourraient lire cette histoire le soir. Ce serait dommage de les priver de ça quand même.
Poste des suggestions,
envoie-moi du chocolat, sacrifie ta belle-mère en mon nom
avec un patin à glace, enfin sois gentil, fais un truc ami lecteur sinon c’est
sûr, le sempai va y avoir droit.
…
Tu veux que je pleure
c’est ça ?
Bon ben t’as gagné
regarde, je chiale. Et c’est même pas encore commencé hein, je chiale
préventivement c’est pour te dire si je l’ai en fleur d’artichaut. Mais je peux
PAS m’empêcher de m’inscrire t’entends, c’est comme un drogue, et d’ailleurs
comme te dirait ma mère, mieux vaut que je sois à la maison à écrire des
histoires de cul en buvant de la bière plutôt que je viole des petites vieilles
dans des parkings.
Alors, chtenprie.
FAIS KEKE CHOSE.
[1] Je suis un peu Amelie Poulain mais à l’envers si tu veux : elle raconte à Gérard que Mirelle mouille sa culotte quand elle le voit et à peu pres la même chose à Mireille sauf que Gérard quant à lui distend son calecon, s’il le mouillait ce serait sale ou alors ça voudrait dire qu'il est très très émotif, mais bref, elle laisse mijoter le ragot un moment et pan Gérard et Mireille s’en vont faire des saltos dans la sanisette derrière le rade où elle bosse. Moi je raconte que Brad Pitt et Angelina Jolie vont se séparer parce que y a pas de raison que ce genre d’intox ne fonctionne que dans un sens, et que l’espoir fait vivre, merde.
14 octobre 2007
les canards renardent
Youhou ami lecteur
Mes ambitions de blog intellectuel me retitillent récemment, et y a plus de vodka donc rien pour faire passer, alors voilà, hop, je m’escuse, une note qui ne parle pas de cul. Je sais ça fait un choc. Mais si ça peut te faire plaisir je ferai un effort sur les jurons pour en mettre encore plus que d’habitude.
Alors ce matin, je me lève l’œil pâteux et la langue glauque, je constate que l’appart est aussi dégueulasse qu’hier et que mon rêve de Brad Pitt et de Joaquin Phenix qui sonnaient chez moi tout nus sous leur tablier rose et qui me faisaient les vitres et débouchaient la douche, c’était bien qu’un rêve, et c’est dommage parce que sinon question film de deuxième partie de soirée, j’aurais eu des trucs à raconter sur l’usage fait du plancher fraîchement encaustiqué, mais je m’éloigne du sujet principal et après tu vas encore te choper une cystite.
Donc, déprimée et pour oublier que je dois tout nettoyer ET faire ping ping avec acharnement toute l’après-midi afin de masquer à Yasu (le nouveau, celui qui joue de la guitare, on va l’appeler Néoyasu ça évitera les confusions) que je me suis pas entraînée de toute la semaine et que les Jets, je sais toujours pas qui c’est parce que j’ai pas encore regardé sur Youtube la chanson dont il parlait et que je suis supposée savoir jouer les mains bandées et les yeux attachés dans le dos, pour oublier ce monde de merde donc parce qu’en plus Yumika a fini la pizza, je me connecte sur, allez j’ai honte mais je le dis, lemonde.fr. Je dois te dire que c’est un vice qui me tient depuis peu, ami lecteur, mais le matin en broutant mon petit déjeuner j’aime regarder lemonde.fr, c’est un peu cochon mais les news des fois y en a des bien. Et comme je te rappelle que je lis pas le japonais et que je regarde pas la télé, quand il a un tremblement de terre comme ça je l’apprends juste un peu après tout le reste du Japon, et quand maman appelle pour voir si je suis toujours vivante je sais de quoi elle cause. Enfin, en général.
Donc ce matin je me connecte : la France s’est faite aplatir par les Rosbifs en rubgy, d’accord c’est triste, mais bon le gros titre d’hier c’était déjà sur la préparation psychologique des supporters, maintenant j’espère que demain ce sera pas sur l’entrée en maison de santé de Bernard Laporte qui a essayé de se suicider en tentant de se sodomiser lui-même avec un ballon ovale, parce que des news je voudrais pas dire mais y en a des plus importantes. Comme est-ce que Brad Pitt va épouser Angelina Jolie par exemple, qu’ils titrent là-dessus et je comprendrai merde.
Autrement on te parle du « Criminel SS Aribert Heim » exécuté par un groupe de mystérieux « justiciers » dont un membre témoigne, car lui faire sauter le caisson eux-même plutôt que de le remettre aux autorités mandatées pour ça c’était quand même plus bandant, c’est curieux de noter que quand c’est une fatwa lancée contre Salman Rushdie là tout de suite on voit pas du même œil le témoignage du mec qui se serait vanté d’avoir été coller la bombe dans le réservoir de ses chiottes. Tout va bien, on continue à être contre la peine de mort mais on cautionne les exécutions sommaires, on reste bien le pays des droits de l’homme. Les autres gros titres de la journée ne m’intéressant pas tellement non plus, bon ok les manif contre les tests ADN on est au courant, l’affaire EADS c’est pas franchement de la breaking news non plus, la carte judiciaire, on commence à savoir aussi, la France contre les Iles Feroe, je veux pas être méchante mais se reporter sur mon commentaire sur le rugby un peu plus haut, en désespoir de cause je me connecte sur LCI.fr.
Et c’est là que je touche le fond, et quand je dis le fond,
pour bien visualiser prends un fond de slip de geek célibataire qui doit faire
sa lessive à la laverie deux rues plus loin mais il peut pas à cause de son
équipe de World of Warcraft qui compte sur lui. Imagine les traces de freinage,
tu comprendras ce que je veux dire.
Bon. Le reste, c’est un peu pareil : des parents bordelais sont très impliqués dans la scolarité de leurs enfants, j’irai pas jusqu’à dire qu’on s’en fout mais moi aussi mon prof de CE2 était très impliqué dans notre scolarité, d’ailleurs pour être bien sûr que nous aussi on était impliqués en cas de mauvaise note il giflait les garçons et se contentait plus sobrement de tirer les cheveux des filles, c’était quand même autre chose que de nous priver de pokémon pendant deux jours pour avoir raté la dictée de Daniel Pennac merde. (ca fait deux fois « merde » là, faut que je trouve autre chose).
Parmi les titres des articles les plus lus, les Sarkozy risquent de se séparer, perso ça m’en touche un sans faire bouger l’autre, très bien, Paris Hilton crie « cocorico Chabal », connasse de blondasse, Chabal c’est du bœuf pas du poulet, vacances en amoureux de William et Kate, putain c’est qui, et là je viens de retourner sur la page et je te les retrouve plus mais j’ai atteri sur la sélection mediacast et en cliquant sur « international », je te mens pas, c’était le reportage « France/Iles Feroe ». Parce que ça c’est de la news internationale mon coco.
Bon je suis un peu désespérée, je commets l’irréparable :
je vais sur le newyorktimes.com.
Et là comme d’habitude ça parle de la guerre en Iraq, mais
comme d’habitude c’est intéressant.
On peut reprocher beaucoup de choses à nos amis les amerloques et surtout leur cuisine dégueulasse, mais eux y savent comment on écrit dedans un journal. Pour
avoir un peu pratiqué le système scolaire américain, j’ai remarqué toute la
place qu’y tient la rédaction d’essais et le débat, et c’est vrai qu’entre me
taper trois heures de philologie sur le Great Wovel Shift et argumenter âprement
sur le thème politiquement sensible « slip ou caleçon » en cours de
débat (oui ils ont des cours de débat là-bas, bon ça va rigole pas, je te
signale que chez nous on a des BEP pâtisserie option pommé[1]), ben
je préfère écrire le papier sur le slip, tu te demandes pas pourquoi, tu sais
que j’aime parler de slips. Plus que d’occlusives et de voyelles en tous cas.
Mais bref, alors là plus de phrases à la valeur littéraire si sûre et aux qualités informatives manifestes du style « le seul mot capable de ramener une étincelle de joie et de reconnaissance humide dans le regard de ces infirmières marquées par leur épreuve est le nom de Cécilia Sarkozy » ,laquelle portait un polo Ralph Lauren. On t’explique qu’Israel a bombé la gueule à la Syrie et que y avait un réacteur nucléaire dans le coin, et que tout le monde il est pas très beaucoup content, et que les journalistes qui ont fait leur boulot de journaliste sont capables de te l’expliquer parce qu’ils ont interviewé des officiels pour, des officiels contres, et de officiels qui ne se prononcent pas mais qui voudraient passer un big bisou baveux à la classe de terminale B du lycée Marie Curie à Maubeuge.
Chais pas si t’as remarqué que ça en France on n’a pas trop,
enfin sauf pour la terminal B à Maubeuge. Je veux dire, des papiers bien
construits avec des vrais morceaux d’info dedans. Et sur lanouvellejambontimes.com
personne te fait chier une seconde avec la couleur de déshabillé en mousseline
du porte-parole Bashar-Al-Assad pendant la conférence de presse.
Je sens que t’es sceptique, ami lecteur. Je te comprends,
moi aussi les caniches qui se font kidnapper et violer par un électricien dans
l’Hérault ça m’intéresse, et c’est vrai qu’au Nouvelle Jambon Times ils en
parlent pas trop. Mais si tu veux la preuve complète et absolue que le
journalisme français renarde un peu, je te propose de te connecter sur MSN France.
Et tu passes dix minutes navrantes à lire le relooking de Chantal qui grâce à Josy Mermet, chomopsychopathe de son métier, ressemble à un oursin "amazone du béton".
(là j'avais voulu te mettre une photo de Josy Mermet pour te prouver qu'en plus d'être chromopsychopathe, elle ressemble aussi un peu à une chanteuse transformiste de cabaret pour gouines dans les années 30 mais j'en ai pas trouvé)
Ensuite tu explores les titres du type « les
affaires rattraperont-elle Chirac ? » qui fait un peu rédaction de
français en quatrième, t’as eu le temps de t’en rendre compte parce que ça fait
six mois que ça traîne dans la section « dossiers d’actualité », t’en
peux plus, tu vas sur MSN US. Et là incroyable : les articles sont mis à
jour tous les jours, et les parents des écoliers du primaire du Wisconsin qui s’impliquent
dans la scolarité de leur enfant, tout le monde s’en fout.
Par contre à la réflexion c’est vrai que t’as un article qui
t’explique sur trois pages comment te débarrasser des gens que t’aimes pas sur
fessebouc.
Damned. Je crois que je vais me mettre à lire les journaux Nord-Coréens.
[1] Le pire étant bien sûr spécialité débat option pommé
06 octobre 2007
corporate kamoulox
Bon ami lecteur,
La dernière note t’avait
suffit je suis sûre, car la partie féminine d’entre toi s’est chopé la cystite
de la mort grâce à moi (elles ne se reconnaîtront pas car elles sont en train de
souffrir le martyre sur le trône a l’heure actuelle). Donc là ceux d’entre toi
qui sont revenus aussi rapidement pour des raisons inexplicables (je n’exclue
pas l’hypothèse que ce soit tout simplement parce que t’as pas encore fini de
lire la note précédente) doivent se demander : putain qu’est-ce qui la prend.
Je vais te dire, pas grand-chose, juste que
maintenant je suis un peu le Flash Gordon du container de pinard. Du coup, à peine il est 15h30, que la vie de ma
mère j’ai déjà TOUT bouclé mes dossiers de la journée. Maintenant faut que
j’attende que le sempai ait fini ses conneries pour m’adonner aux opérations de
maintenance quotidiennes, et comme en général le sempai finit ses conneries
vers les 19h30, comme tu me vois je vais encore rentrer a 21h.
Ca me laisse du temps à
tuer tout ca, comme tu t’en doutes.
Bon, je vais pas être cruelle comme l’autre jour, t’as pas mérité ça. Et puis y a Charlotte qu’est venu faire de la revendication en disant que (je censure hein, il l‘a dit beaucoup plus vulgairement tu t’en doutes) : le coup de la note de Nouel, ca faisait réchauffé, que vraiment il avait l’impression d’être pris pour un oursin, etc. Alors que j’ai parlé de son cul dans l’intro en plus, c’est vraiment une salope d’ingrate. Mais c’est vrai que je reconnais que le buffet de canapés au saumon vieux de 10 mois, c’est pas la classe ultime.
Alors puisque c’est ça,
je te mets de la news fraîche dont même Reuters n’a pas encore entendu parler :
Dans mon bureau, le dénominateur
commun appelé langue de communication n’existe pas. Officiellement
c’est l’anglais, mais officieusement ca existe pas. A vrai dire, à mon taff que j’ai entendre les gens de diverses nationalités parler
boutique revient à assister à un sommet de l’ONU sans les écouteurs de la
cabine de traduction.
Pas plus tard que ya deux
minutes, je vois mon semi-patron, le directeur de produit (le directeur du
pinard, donc) débarquer écumant dans le bureau import maritime, et je sens que
quelqu’un va morfler. Comme je te rappelle que l’étoile du jura, c’est moi, je
serre les fesses, les dents et je couche les oreilles dans l’attente du choc. Ca c’est un truc que j’ai appris avec mon chat, le coup de coucher
les oreilles. Y parait que quand
elles sont couchées, l’adversaire a moins de prise pour les mordre. Sauf que
sur mon chat ça a pas l’air de marcher trop, je crois que c’est parce qu’à
force de se faire laminer par tout le quartier, t’as beau te replier les
esgourdes en mode protection, c’est un peu comme faire trois tours de France de
suite en ayant pensé au protège-couilles : t’as beau te mettre une grosse
coque en Teflon pour etre bien protégé, a force de t’user le cul sur la selle
du velo tu finis quand même par avoir des cloques. Mon chat à force que tout le
quartier s’use les dents et les griffes sur lui, car la ressemblance avec un
gros paillasson est si troublante que je doute que les autres matous aient bien
compris a quoi ils avaient affaire, les oreilles à mon chat donc, malgré
sa technique de protection on dirait un
peu des documents confidentiels qu’une secrétaire viendrait de passer au shredder.
Schredder c’est aussi le
nom du méchant dans les tortues ninja d’ailleurs, moi je l’aurais mauvaise
qu’on m’appelle Agraffeuse, Calendrier des Pompiers ou du nom de toute autre fourniture
de bureau qu’on retrouve un peu partout dans le monde, le mec je comprends que
ca l’ait rendu méchant, mais la je sens que je m’égare un peu trop ami lecteur,
on va revenir à la communication internationale au bureau si tu veux bien.
Adoncques. Je serre les dents et je couche les oreilles en attendant l’avoinée, mais comme
Sainte Moustache la patronne des containers veillait sur moi, c’est mon estimée
collègue qui pourtant a 20 ans de maison et qui fait circuler tout l’Asie à la
baguette qui prend. Il faut savoir un truc au sujet de ma collègue qui fait tourner
l’Asie : elle est bonne, et elle le sait. Range tout de suite ca, je voulais juste
dire qu’elle est compétente professionellement, je te voyais déja évoquer les
meilleurs moments du film Partouze à Pondichéry, mais aucun rapport (haha). Du coup comme la collègue est bonne elle aime pas trop-trop qu’on lui
explique son boulot, ce qui la rend un peu réfractaire aux nouvelles idées.
Donc quand le Pinard
Manager arrive pour lui expliquer comment faire son boulot, elle se réfugie
dans le mode de défense qui a été mis spécialement au point pour le travailleur
Nippon, dont les gênes sournois le trahissent des qu’il s’agit de se dresser
contre la hiérarchie, tant il est vrai qu’il est génétiquement incapable de
manquer de respect à la figure du chef tout-puissant. Dans ces cas-la, y a un
truc merveilleux qui s’appelle la rébellion passive, ou la mauvaise volonté,
pour traduire dans la langue des faubourgs. Et Dieu sait si le travailleur
nippon en use libéralement.
Le manager commence à
l’abreuver d’explications en anglais sur les raisons pour lesquelles il
l’emmerde. Elle attend sans un mot avec un stoïcisme qui n’est pas sans
rappeler celui de Marie-Antoinette face au peuple de Paris, ou celui de
l’huître face a la sauce à l’échalotte si tu préfères. Je te mets une photo pour que tu comprennes mieux :

(Marie-Antoinette face au peuple de Paris)
Et donc quand le chef de produit a fini ses explications en anglais, la collègue
entreprend posément d’expliquer en japonais pourquoi elle a fait ça comme ça. Son interlocuteur Pinard Manager écoute religieusement.
Je précise à toute fin utile qu’il ne parle
pas japonais.
Il répond donc en
anglais. Elle attend qu'il ait fini, et lui ressert son argumentaire en
japonais.
Le plus surprenant, c’est
que justement je suis la seule a être surprise. J'assiste à une merveilleuse partie de kamoulox disputée de main de maître dans l'indifférence la plus totale.
Ces deux-là ont un
dialogue de sourds depuis dix minutes, et tout le monde autour d’eux vaque dans
la paix de l’esprit. Y a pas un pèlerin qui se propose pour traduire et moi je
la ferme parce que j’ai peur qu’en me voyant arriver le Pinard Manager se
rendre compte que, tant qu’on y est, y a un truc avec les imports de France qui
merde aussi. Je m’écrase donc préventivement, je garde les oreilles
soigneusement couchées et j’attends que ça passe.
Inutile de te dire qu’en
conclusion d’une scène pareille, tu vois bien un dénouement à la Monthy Python
avec le patron qui sort en disant “donc on est bien d’accord, fromage de chèvre
sur le tracteur et on relance la moquette hein?” et elle de répondre “pas de
problème, dans le troisième tiroir à gauche après la grosse sardine”, ou un
truc du genre.
Eh ben trop pas ami lecteur.
Le pire dans tout ça
c’est que les deux, au final, arrivent quand même à s’entendre au sujet d’éléments
pourtant complexes et généralement sujets à litige (a savoir qui va raquer).
Bon t’es comme moi, t’as
imprimé dans tes gènes le souvenir de la guerre de 70 où, parce que Bismarck a
réussi à les convaincre d’arrêter de se mettre sur la gueule entre eux, la
France s’est fait mettre tout court par ces enculés de Prussiens. Ami lecteur tu
sais donc aussi bien que moi que, quand l’harmonie règne chez ton voisin, c’est
là que tu dois commencer à baliser pour tes plates-bandes[1].
L’Histoire ayant une certaine
tendance à se répéter, ça n’a loupé : à peine le susdit manager avait-il
pacifié la zone Asie que je recevais un mail vengeur de sa part, comme quoi je
contesterais les factures de la France un peu trop souvent à leur goût.
Putain marre d’être du
côté des loseurs, marre d’être française.
Maintenant c’est décidé
je veux être du côté des méchants.
Jveux devenir Prussienne,
ou alors Nord- Coréenne.
[1] A “trou du cul la femme, chausson par la fenêtre”, “homme en retard, liaison dans le tiroir” et autres citations condensant toute la sagesse humaine, je propose donc d’ajouter “harmonie du voisin, rififi au jardin”.
01 octobre 2007
Rétrospecteevy boulay
Ami lecteur
Tu observes déjà que, par
respect pour toi, je n’ai pas fait de jeu de mots pourri sur ton nom cette
fois-ci. Me remercie pas trop vite, attend plutôt de voir ce qui va te tomber
dessus la prochaine fois. Et pis c'est vrai que rien qu'avec le titre, tu as déjà souffert.
Bon, j’ai remarqué deux
choses récemment :
1) je te néglige, et j’ai bien senti
que les trois commentaires pourris sur la dinde aux marrons de ta mère et sur
le string de Paris Hilton que je laisse sur ton blog ne compensent pas la disparition
des canapés au saumon.
2) Je risque de te négliger encore un
moment, vu qu’en ce moment ma situation socio-professionelle est un peu tendue
du string. Déjà pour commencer y a le dojo d’aikido peuplé de warriors qui
trouvent ça normal de se lever a 5h du mat TOUS LES MATINS afin d’aller
pratiquer l’aie qui douille sous les ordres d’un sadique qui n’a aucune
vergogne à te faire faire des pompes aux heures où les gens normaux sont encore
en train de baver sur l’oreiller. Pis ensuite y a ces enculés de Francais qui
font rien qu’à me pouiller mes factures et qui m’obligent a rester au boulot
jusqu’a des heures où, pour reprendre l’expression consacrée de quelqu’une qui
sait bien de quoi elle parle, l’Arabe du coin est deja couche depuis longtemps
quand tu franchis ton paillasson. Donc inutile de te
dire que je rate et l’opportunite de baver sur l’oreiller le matin, et animations de supermarché concerts de Techno Boy, inutile de
te dire que je passe tout juste assez de temps chez moi pour jeter mes petites
culottes dans la machine à laver et échanger quelques insultes rapides avec Charlotte
sur MSN le temps que ça tourne. Donc question rédaction de note, tu comprendras
que j’ai pas trop-trop le temps (mais je songe a me faire greffer un clavier
quelque part[1] afin d’être en mesure de faire de la prose pour
toi dans le train[2]).
3) J’ai remarqué par ailleurs que des
notes pas finies pour d’obscures raisons[3], y en avait plus sur mon disque dur que des photos
de Clara Morgan sur celui d’un geek prépubère[4]. Et donc avec tous ces bouts de notes là, j’ai de
quoi te faire un beau patchwork quatre saisons. Alors aujourd’hui tu l’as
compris, c’est pizza réchauffée, tu peux tout de suite ranger ta robe de bal en
mousseline, si tu croyais que t’allais parler d’élevage de bichons avec la
baronne de Chantilly-Monteaucul en lichant du champagne rose et des tartines de
caviar, tu te fourres le doigt dans l’oeil jusque la ou le soleil jamais ne luit
mon gros.
Mais sérieux je crois
qu’on tient un concept là. Et accessoirement ca m’évite d’avoir à finir d’écrire
tous ces trucs dont certains remontent jusqu’a Nouel dernier, tu vois un peu la
feinte, c’est un peu la ratatouille du dimanche soir avec tous les restes de la
semaine, sauf que là c’est les restes de toute l’année, donc comme j’ai un peu
peur de te filer la chiasse avec mes conneries je te fais une métaphore de
bricoleur plutôt, donc voilà je t’étale tout ça à la truelle, un peu de colle,
lààà, un trombone et ça tiendra bien.
(l’intro que tu viens de lire, SI c’était une intro, ah commence pas, l’intro fait donc office de trombone en l’occurrence. Pour le tube de colle attend un peu de voir les transitions que je vais te bricoler, tu verras tout de suite qui l’a sniffée, la colle. Question créativité Papa le dimanche avec son pistolet à joint dans la salle de bain et ses 58 années de pratique des plus beaux fleurons scatologiques de la langue française, c’est rien en comparaison[5]).

Là c'est papa et maman dans le jardin un samedi de Mai. Maman creuse une nouvelle fosse septique et papa fait les joints. Papa est en train de dire "sacrrrrré nom de dieuuuu" comme souvent dans ces cas là. En-dessous, c'est la bible pour les creuseurs de fosse septique familiale, on a tout appris là-dedans.

Bon et là je te vois qui te dis, haha, Valérie
Damidot, elle a l'air con sur la couverture, c'est drôle, bon
maintenant on va aller manger hein, puis j'irais bien pisser un coup
avant, elle nous a encore tenu la jambe des heures l'autre connasse.
Je me permets de me gausser puissamment. Deux fois même regarde : HA HA.
Tu croyais t'en tirer aussi vite?
QUE NENNI.
J'ai
eu une journée pourrie ami lecteur, et vu que je n'ai pas de petit
animal à martyriser et que j'aurais trop peur des conséquences si
j'essayais sur Yumika, c'EST TOI QUI VAS PAYER.
Allez on renchaîne!
Déjà je te mets le bout
de Nouel dernier, déjà, comme ça ça nous fait du recyclage a pas cher et ca me
débarrasse le disque dur, pis ça te fait un Christmas 2006 Revival, si ça c’est
pas la grande classe, quand même merde. Pour les canapés au saumon, pour le
coup y en avait plein et je sais bien que t'as faim mais là je te conseille pas, depuis Décembre qu’ils
traînent ils doivent commencer a être un peu rassis, je pense spécialement a
toi Charlotte, si tu te mets à te vider par les deux bouts de façon aléatoire ça
pourrait avoir un impact négatif sur tes chances de tirer ton sur ta vie sexu sentimentale.
alors sans plus attendre (et dire que t'es déjà prêt à te pisser dessus là) :
C’est la chenille qui
redémaaaaarre
(il s’agit du titre
original. Comme tu le vois, ça aurait été dommage que ça se perde)
En cette période festive
d’engouffrage d’huîtres suivis d’une intox alimentaire qui te dégoûtera à tout
jamais des fruits de mer et te forcera à passer un nouvel an pourri le fessier
sur le trône et la tête dans l’seau, je te cacherai pas, ami lecteur, que je
pensais avoir été bien fine sur ce coup et avoir échappé à tout ca. En effet le
Japonais de base préfère la baleine aux huitres, pour le nouvel an, ce qui me
va tout-à-fait car l’intox à la baleine est moins fréquente qu’au mollard de
mer, et franchement ami lecteur loin de moi l’idée de passer pour une sans-cœur,
mais le destin des cétacés en voie de disparition, je m’en bas le coquillard
puissance X.
Donc je pensais avoir échappé
à tout ça : l’ambiance salle polyvalente de Rogaton-sur-Mogeoire avec DJ
Jean-Claude (c’est celui qui a une moustache) et le CD des plus grands succès d’Emile
et Images, le mousseux qui coule à flots, surtout sur le merveilleux gilet de
Noël de l’oncle Meudec (celui avec les sapins et les rennes), les canapés faits
maison de tati Simone (celle qui voit plus très clair et dont le chat se
soulage dans la farine) et que quand tu refuses poliment le canapé qu’elle te
tend avec insistance ta mère te fait les gros yeux en faisant « mange,
Tati Simone l’a fait pour toi »… Ne fais pas l’innocent ami lecteur, tu
vois très bien de qui je cause, d’ailleurs tu as sûrement la même a la maison
et un tupperware de canapés qui pourrit lentement, planqué sous le divan Empire.
Bref. Ca. Tout ça. Je croyais l’avoir jouée subtile et y avoir coupé une fois
encore, puisque ca fait maintenant trois années consécutives que je passe Noël
sous les éclairs de stroboscopes qui composent les illuminations de Ginza (sous
lesquelles je ne danse pas le jerk, ça pèle un peu trop sa mère la Sibérie pour
que je m’adonne à ce genre d’âneries).
HA. Naïve que je suis
d’avoir pu croire m’en tirer à si bon compte. Ah mais que nenni ami lecteur,
que nenni !
Car hier c’était,
accroche-toi à la rampe, la Soirée de Fin d’Année de l’Entreprise. Déjà, rien
que le nom ca renarde un peu. On sent venir soirée passée à manger des gâteaux
apéritifs avec le comité d’entreprise, en écoutant l’ancien manager de la
division Archives, celle qu’on a liquidée parce qu’elle ne sert à rien, te
raconter son week-end de peche et de rami, et avec si on a du bol un CD de
Shigeru qui tourne (le Julien Clerc japonais pour te resituer la chose). Ca ou
alors l’isakaya et la franche ambiance « op-pai, op-pai » arrosée de
la petite goutte qui défouraille.
Eh bien ce ne fut ni l’un
ni l’autre, ami lecteur. C’eût été trop simple, car j’étais parée à ce genre
d’éventualité. J’avais mis mon Tshirt Enki Bilal avec le bout du nichon de la
nana qui dépasse un peu (pas le mien, celui de la nana sur le Tshirt, c’est ce
qu’on appelle une mise en abîme, ou dans ce cas précis une mise en relief),
parce qu’on m’avait bien dit « soirée relax », sauf que, je viens de
le comprendre, les mots « soirée relax » ont été traîtreusement ajoutés
au vocabulaire japonais uniquement dans le but de pas avoir de trou dans le
dico francais/jap, car ce sont des mots qui ne servent A RIEN. Personne sait même
ce que ca veut dire, je suis sûre. Je l’ai compris trop tard, lorsque j’ai
constaté que tout le monde avait fait péter la choucroute, la robe à paillettes
à côté de laquelle la guirlande clignotante du sapin fait un peu anémique, le
costume 18 pièces avec l’épingle de cravate en perle de nacre véritable du cul
de l’huitre (on y revient toujours à ces saloperies de bestioles des mers, où
que tu ailles impossible de les fuir), et que moi j’ai eu l’air d’un oursin
avec mon Tshirt et mon jean sur lequel il restait quelques taches de wasabi des
sushis à midi. Je me sentais aussi à l’aise que la fois où j’ai eu des gaz dans
la cathédrale de Brandenbourg en plein festival de musique baroque, si tu veux.
Déjà quand on arrive au
restaurant, je flaire direct le traquenard : le restaurant a l’air cher. J’hésite à rebrousser chemin, mais
poussée au cul par la vague des collègues comme le mouton à l’abattoir par ses
congénères, j’entre avec appréhension. Et effectivement j’avais pas tort :
a l’entrée je suis prise en tenailles par deux serveurs à la solde de l’ennemi,
tout sémillants dans leurs costumes de bistrotier parisien, sauf que eux
contrairement au serveur de bistrot qui tire traditionnellement la gueule (c’est
à ça qu’on reconnaît les vrais de bon sang) ils sont souriants et chauds comme
une baraque à frites. Il ne m’en faut pas plus pour me laisser dépouiller de
mon manteau et de mon amour-propre et me laisser pousser sans résistance vers l’entrée
où y a une table avec deux collègues qui, faisant fi de cinq mois passés a
lutter sous les mêmes couleurs, participent au complot général qui vise à me
faire passer pour un oursin davantage encore, en m’ordonnant de tirer une carte
d’un paquet. Et, ça ne surprendra personne, je tire LA DAME DE PIQUE. La dame
de pique, je te le donne en mille Emile parce que tu vas voir que ça va tomber au
trivial poursuit du prochain rallye à St Léger en Yvelines, la Dame de Pique
donc c’est un peu la loseuse qui n’a pas une vie sexuelle très très debridee.
Et quelque part ami lecteur t’as encore de la chance dans ton malheur de tirer
la dame de pique, parce que vu la conjoncture actuelle de vénus en troisième
maison dans ton cul c’est bien la seule chose que tu sois en mesure de tirer en
ce moment. D’ailleurs pour prouver que je ne mens pas, je tape « signification
dame de pique » sous GlouGlou et je trouve : « délaissement ou
veuvage. » Putain même les cartes s’y mettent, même plus moyen de taper le
carton tranquillement ! Hisashi, c’est toi ? Surtout qu’après
GlouGlou insiste : « La douleur que cette carte indique
s'effacera difficilement ; toutefois on doit se garder de l'impiété, car
les secours de la religion sont les seuls efficaces dans cette circonstance ».
Ventre-Saint-Gris ! C’est pourtant pas en entrant au couvent que je vais
baiser plus ! Ou alors si peut-être, mais pour l’instant l’exploration des
diverses utilisations du cierge en compagnie de Soeur Marie-Moustache, c’est
pas encore ce qui me botte le plus ami lecteur. Je suis pas désespérée à ce point
non plus.
Avant que j’aie le temps
d’exorciser ma copine Mari de la division produits technique qui semble
possédée par l’esprit frappeur de ce sacré petit farceur de Hisashi, je suis
poussée dans la salle de dîner. Et là le coup de grace : des lustres !
Qui font scintiller les paillettes dans les fleurs dans les cheveux des filles,
et les paillettes dans les épingles de cravate des autres ! Ai-je besoin de
le préciser, la seule chose qu’ils ont fait scintiller chez moi c’était très
exactement rien du tout. Les Tshirts Enki Bilal et les jeans, ca scintille pas.
Bon je te raconte la fin
en vitesse en répondant aux questions que tu te poses sûrement tous à ce stage,
si tu n’as pas été tripoter les canapés malgré mes mises en garde et que
maintenant tu es en train de te répandre :
Q : est-ce que j’ai été
bourrée ? R : oui, mais uniquement par une bouteille de champagne. Pour le reste, se
reporter à la remarque sur la dame de pique.
Q : est-ce que j’ai vomi ? R : tu
m’emmerdes avec tes questions jme rappelle plus… Ca doit vouloir dire oui.
Q : est-ce que j’ai
montré mon cul ? R : là aussi je me rappelle pas mais comme j’ai pu
retourner travailler quatre jours plus tard à la fin des congés de Nouel sans qu'on m'ait signifié mon renvoi entre-temps, je
pense pas. Remarque à la réflexion c’est vrai qu’ils m’ont pas gardée, devait y
avoir une raison.
Q : le moment le plus
marquant de la soirée ? R : tu veux dire pire que la Dame de Pique et
les taches de wasabi scintillantes sous les lustres ? Putain t’y vas fort.
Attend je cherche. Ah si. Y avait le vieux débris président du bureau de Taiwan,
à qui on n’avait réussi à dissimuler la date de la fête, qui a fait le discours
d’ouverture. Jusque-là tu t’en fous car tu penses qu’il nous as parlé de la
croissance de l’entreprise, du merveilleux business que nous faisions tous
ensemble, et de nos capitaux qui s’adonnaient à une vaste partouze quelque part sur un compte
en Suisse, et qui croissaient et multipliaient à une émouvante vitesse grâce à
notre travail à tous, et que là il aurait serré les genoux pour tenter de
dissimuler une embarrassante érection.
Que nenni ami lecteur. Ca
aurait été trop simple. Non lui il nous a parlé de son hernie discale. Pendant
TOUTE la demi-heure. Et crois-moi une demi-heure de hernie discale quand t’es
au sein d’un groupe de 120 personnes qui n’attendent que la mort du héros de
l’histoire pour se jeter sur les canapés au saumon fumé, ben c’est long.
Voilà t’as eu ta spéciale
Rétrospective Nouel 2006.
Là avec la longuer de cette note, d’ici que tu reviennes d’avoir été pisser y en a pour un moment.
Je vais te dire j'ose même pas me relire. Je crois que j'oserai même JAMAIS regarder cette page si d'aventure je fais un tour sur mes archives. Je détournerai le regard en imaginant ta vessie boursouflée, et j'aurai mal pour toi.
[1] Bon allez d’accord pour faire plaisir à tout le
monde je dis où : dans mon cul. Vu que dans le tien ce sera pas
pratique-pratique pour écrire avec la distance, ou alors faut vraiment que
t’arrêtes le beurre, quand Taty Annick te disait que t’avait grossi c’était pas
QUE pour t’empêcher de finir le Kouign Amann.
[2] Si j’arrive à bouger les mains suffisamment. Si
je suis coincée entre un vieux salary man qui refoule le curry de tripes de
porc et une connasse qui a eu un accident de parfum et qui me hache les doigts
de pieds avec ses talons pour charger à travers tout le wagon et se jeter sur
la place assise à l’autre bout convoitée par 17 personnes, c’est pas garanti
que j’y arrive
[3] J’avais la flemme
[4] Pas sur le mien *
* Par contre des photos de Takeshi Kaneshiro et de Brad Pitt a poil, J’AI. Et je fais tourner moyennant finance.
[5] Lesquels comportent beaucoup de variations, mais
dans le cas de papa elles sont toutes construites sur la base “sacrrrre nom de
Diaooooeuuu” et après un grand râle