The Truffe Diaries

interphones, logistique et bicyclette

26 avril 2008

Kung Fu mas(pira)teur 2 : l’attaque de la poubelle fantôme

Cher

ami lecteur

 

J’ai vu que tu m’avais laissé des tas de commentaires utiles sur là où j’aurais pu égarer mes clefs, y avait des endroits un peu inédits quand même, ça m’a laissé entendre que soit tu as une sexualité extrêmement complexe, soit toi aussi tu accuses salement le cinquième verre, d’une certaine façon je serais rassurée, on serait donc quelques-uns sur cette Terre à ne pas se louper quand on se fout minable.

Bon ceci étant dit, j’ai retrouvé mes clefs au bout du compte, même si pour ça j’ai dû faire le ménage, c’est te dire si j’en étais réduite aux extrémites les plus reculées. Inutile de préciser que maintenant les clefs je dors AVEC, je me douche AVEC, et d’ailleurs je les range dans un endroit où que je sais toujours où elles sont (Charlotte voit où je veux dire).

Voilà, bon ça c’est fait, on disait quoi déjà...

 

Ah oui, Kung Fu master 2. Oui parce que mon aspirateur n’aspire pas que la poussière. Il aspire à devenir un grand maître de kung fu, aussi.

(pouet pouet)

(oui à partir de maintenant je te signalerai les passages drôles à l’aide d’un pouet pouet bien placé. J’ai des moyens technologiques de pauvre et j’ai trouvé que c’était plus simple que d’insérer un podcast de rires enregistrés, pour un effet sensiblement égal[1])

 

Alors samedi dernier, pendant que j’étais en train de passer l’aspirateur dans la cuisine avec la célérite qui me caractérise en toutes choses de ménage[2], j’ai avisé de la poussière qui croyait me la faire en se planquant derrière la poubelle de déchets combustibles, l’innocente. Je tentai donc de la forcer hors de sa cachette en soulevant l’arrière de la poubelle à l’aide du manche de l’aspirateur qui fit levier. La poubelle, probablement indignée de se voir ainsi imposer les derniers outrages par le manche d’un aspirateur auquel elle n’avait même pas été présentée, se rebiffa et me fit choir vers l’avant à l’aide d’un low kick balayette rotatif superbement maîtrisé malgré une flagrante absence de jambes.

(si tu ne sais pas ce qu’est un low kick balayette rotatif, je te mets un image pour que tu comprennes mieux regarde)

martine_tente_un_low_kick_balayette_rotatif

Donc je chus. Le coin de l’évier en métal, qui n’attendait que ça car il devait fricoter avec la poubelle depuis un moment, en profita pour venir violemment à la rencontre de mon arcade sourcilière. Vaincue par la coalition poubelle/évier/aspirateur, je tombai à genoux et restai un instant accroupie sur le sol en me demandant si mon oeil droit serait à nouveau capable de voir un jour ou bien si je verrais tout en deux dimensions pour le restant de ma vie. Je me demandai aussi si ca me gênerait beaucoup pour chasser le mulot car le chat qu’il me reste ne chasse plus guère depuis qu’elle est borgne, et aussi si Le Pen accepterait de m’envoyer quelques bandeaux à condition que je demande gentiment vu que maintenant qu’il a un oeil en verre, il s’en sert moins. Fort heureusement après avoir un peu du le siiiispense, mon oeil daigna s’ouvrir, ou du moins il fit ce qu’il put pour s’ouvrir sous un hématome qui enflait plus vite qu’un chanteuse de pop américaine sous cortizone.

Il faut que je t’explique, ami lecteur, que toutes les blessures que je me suis faites sont toujours immanquablement issues d’accidents ménagers ôtant toute noblesse à la cicatrice, tu vois un peu l’ironie de la chose, t’as mal et en plus tout le monde se fout de ta gueule. Non parce qu’un gros coquard récolté en faisant le ménage tu admettras que c’est un peu ridicule. Par contre si tu expliques qu’un mec s’est introduit chez toi dans l’intention de piquer l’argenterie sauf que comme y en avait pas, il a essayé de violer Jazz à la place, et que toi tu as pris un gros pain dans ta yueule en tentant de défendre la vertu de ta colocataire, la tout le monde pleure pour toi. Alors que je m’escuse mais le bleu est exactement le même, hein. Je trouve ca dégueulasse.

En tous cas, malgré de jeunes années passées a cavaler sur des poneys efflanqués un peu cons et une pratique assidue de l’aie qui douille, ni les poneys un peu cons ni le Terminator du tatami ne m’ont jamais cassé, déboîté ou d’une manière générale hématomisé quoi que ce soit. Par contre, pour ne te citer que quelques exemples, je me brûle les épaules au second degré sur des lampes de chevet, je m’empale le menton sur des vaporisateurs décapsulés (en cette dernière occasion maman, qui est une femme sans chichis, me recousit elle-même avec son kit de couturière qui servait d’ailleurs essentiellement à ça plus qu’a repriser les chaussettes), et j’entretiens des relations conflictuelles avec mon équipement électro-ménager.

Je crois que je vais commencer à déléguer toutes les taches ménagères a Jazz, car après analyse de la situation je pense que seules cette mesure de sécurité draconienne me permettra de survivre jusqu’à Noel prochain.

Mais tu vas voir qu’elle va pas vouloir, encore.



[1] Tu admettras en effet que ce jeu de mots ne meritait pas un podcast pour le signaler

[2] Je pars du principe que si le mouton de poussiere a eu l’intelligence strategique de se planquer sous le meuble, il a merite de vivre jusqu’au prochain passage de l’aspirateur, c’est a dire longtemps. Si il y a tentative manifeste de dissimulation, c’est-a-dire qu’il se trouve pas trop loin d’une surface couvrante de type tapis/armoire, je considere que ca va aussi.

Posté par MeryllB à 13:36 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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